miércoles, 22 de mayo de 2019

Juguemos con las palabras: Literatura Náutica



EL RINCÓN DE LAS LETRAS 

"JUGUEMOS CON LAS PALABRAS" 


El PROGRAMA ESTÁ COORDINADO POR 

MARIETA ALONSO 

Y LA ACOMPAÑAN LOS ESCRITORES:

JOSÉ CARLOS PEÑA 

Y

BLANCA DE LA TORRE

Haremos un recorrido a través 
de la Literatura Náutica.

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martes, 21 de mayo de 2019

Amantes de mis cuentos: Mi caballo preferido (Versión francesa)







Mon cheval préféré


"Il y avait une fois un roi qui avait une fille à marier et il décida qu’il ne la donnerait en mariage à qu’ l'homme qui monterait un beau coursier et qui sauterait et arrivait jusqu’à la terrasse du palais: et c’est ainsi qu’il l’annonça dans tout son royaume".
La grand-mère commença à raconter à sa petite-fille, comme tous les jours, cette vieille légende cubaine.
"Près du palais un père vivait avec ses trois fils dans son minuscule terrain, semé de maïs. Le petit était son orgueil, mais les deux autres… Le vieillard devait  veiller chaque nuit pour éviter que les chevaux campagnards ne mangent  son champ semé; par contre, ses deux fils ainés s’en allaient au village pour s’enivrer. Un jour ils apportèrent la nouvelle annoncée par le roi. La nuit où les cavaliers allaient faire le saut, le fils cadet  dit à son père:

‒Papa, je surveillerai ce soir le maïs. Vous êtes déjà très vieux et très fatigué.

Le père craignait que son fils ne s’endorme… mais le garçon le tranquillisa:

‒Ne vous en faites pas. J’emmènerai avec moi  une tige de maïs vert avec un piment rouge piquant et quand je commencerai à avoir sommeil, je le froterai sur mes  yeux et ainsi je ne m'endormirai pas. Il prit aussi une corde d'agave pour essayer d’attraper  l'un de ces méchants chevaux qui leur mangeaient le maïs.
A l'aube les animaux arrivèrent, comme toujours, et avec beaucoup de maîtrise il arriva à attraper le plus grand et plus beau de tous. L’animal commença à manger, mais le jeune homme tira de la  corde et l’attacha au tronc d'un arbre, jusqu'à ce que le quadrupède se sentit fatigué.

Peureux, Bandit (c’était le nom du cheval) lui expliquait que c'était le cheval du Diable et qu'il ne pouvait pas voir les lumières du jour. Il lui demanda de le lâcher et lui promettait en échange qu'aucun autre cheval ne viendrait plus jamais manger dans son champ de maïs. Mais le fils cadet ne le lâcha pas.

‒Laisse-moi partir et je te promets que quand tu toucheras trois fois le tronc de cet arbre et tu diras: "Viens, Bandit, mon cheval". ….je viendrai en courrant pour te servir.
Alors le garçon, en le regardant dans les yeux, eut confiance en lui, et ils firent un serment. Le cheval du Diable partit presqu’en volant.
Avec le lever du jour, le garçon s’en alla à sa maison et y trouva ses frères qui racontaient qu’aucun cheval  avait pu sauter jusqu’à la terrasse du palais. Quand le père s’en alla voir son champ de maïs, il  le trouva intact, la preuve irréfutable  que son fils cadet ne s'était pas endormi. Quand le soir arriva, le garçon dit de nouveau:  je m’en vais surveiller le maïs, papa.
Aussitôt qu'il arriva à l'arbre il le toucha trois fois en disant: “Viens, Bandit, mon cheval”… Au milieu d'un grand éclat de lumière le cheval  apparut,  illuminant toute la montagne. Le fils cadet le monta et aussitôt qu'il fut sur le cheval,  ses haillons  tombèrent et il se trouva portant des habits de  prince. Il se dirigea vers le village et dès qu’il fut devant le palais,  Bandit  fit un grand saut et se posa au milieu de la terrasse où se trouvait la princesse assise sur son trône.
Le roi voulut tenir sa promesse mais le garçon lui dit:

‒Non, monsieur, je dois venir encore deux fois et je me marierai alors avec votre fille.

Il s'en alla et, arrivé à l'arbre, Bandit disparut et il se retrouva de nouveau avec ses haillons. Après être arrivé à sa demeure¸il y trouva ses deux frères racontant à son père ce qui était arrivé au palais.

‒C’était moi le prince qui a sauté à la terrasse du palais du roi, dit-il humblement…

Et les frères se moquèrent de lui:

‒Tais-toi, tas d’ordures. Jamais vu de plus grand menteur!!!   Et ils lui donnèrent des gifles… et le père dut intervenir de nouveau.


La nuit suivante, le fils cadet retourna à l'arbre et le toucha trois fois en disant: “Viens, Bandit, mon cheval”.

Et voilà que le cheval apparut en traversant la montagne à toute course illuminé par la pleine lune. Et, comme la veille, il arriva au palais, sauta sur la terrasse et dit au roi:

‒Je reviendrai demain pour sauter de nouveau et alors j’épouserai la princesse.

Il  répéta à ses frères que c’était bien lui le prince. Et ils  recommencèrent à le  frapper  et à l’appeler menteur. Le père dut le défendre de nouveau.

À la troisième nuit, il arriva à l'arbre et le toucha trois fois pour l’appeler: “Viens, Bandit, mon cheval”.

Le cheval et le jeune homme arrivèrent au palais, sautèrent jusqu’au milieu de la terrasse. Là se trouvait le roi avec la princesse et le juge qui  les  maria. Et s’adressant au roi, il lui dit:

‒Je veux que vous ordonniez faire venir mon père et mes frères.

Le monarque envoya son carrosse avec une escorte de soldats et quand le père les vut venir au loin, effrayé, il balbutia:

‒Ils viennent chercher quelque chose!!! C’est sûr que vous avez fait quelque chose de mauvais dans le village et ils vont nous saisir.

‒Non, papa, nous n'avons rien fait, nous avons seulement bu et nous nous sommes amusés.

La calèche arriva et empora tous les trois. Ils tremblaient en croyant que, comme on coupe avec une faucille aiguisée la mauvaise herbe et la canne à sucre, ils allaient être décapités. Une fois au palais, on les fit monter jusqu'au trône:  là se trouvait le fils cadet comme un véritable prince, qui courut embrasser son père en le prenant dans ses bras. Il se dirigea vers ses frères et leur dit:

‒Fainéants, querelleurs, et soûlards, maintenant vous allez travailler comme des mulets dans les étables.

Il alla ensuite vers son père et lui dit avec une grande affection:

‒Vous, mon père, vous avez tout le palais pour aller où il vous plaîra. Vous ne travaillerez plus jamais et vous n’aurez jamais plus faim; mais ces deux-là ont besoin d’une bonne leçon… pas vrai?

Et l’histoire se termine là… "

Raconte-la moi encore une fois, mamie… J’y vais




Traducida por: 

María Ramírez Sánchez nació en Melilla y con 8 añitos se fue a vivir a Oujda, una ciudad del entonces protectorado francés del norte oriental de Marruecos, a muy pocos kilómetros de la frontera con Argelia.

Con 21 años se vino a Madrid, donde ha trabajado haciendo traducciones francés-español hasta su jubilación, y donde ha formado una bonita familia de la que se siente muy orgullosa.



Un millón de gracias María.


«Había una vez un rey que tenía una hija casadera y decidió que solo la entregaría en matrimonio al hombre que montara un hermoso corcel y diera un salto que llegara a la terraza del palacio, y así lo fue anunciando por todas las sitierías».

Comenzó a contar la abuela a su nieta, como cada día, aquella vieja leyenda cubana.

«Cerca de palacio vivía en un minúsculo terreno, sembrado de maíz, un padre con tres hijos. El pequeño era su orgullo, pero los otros dos… El anciano tenía que velar cada noche para que los caballos jíbaros no se comieran lo sembrado, en cambio sus dos hijos mayores se iban al pueblo a emborracharse. Un día trajeron la noticia de lo propuesto por el rey.

La noche en que iban a saltar los jinetes, el hijo menor dijo:

‒Papá, yo velaré el maíz. Usted ya está muy viejito y muy cansado.

El padre temía que se fuera a dormir. Pero el muchacho le tranquilizó:

‒No se preocupe. Me llevaré un güiro con ají picante y cuando me entre sueño me paso el ají por los ojos y así no me dormiré ‒y también cogió un lazo de pita por si podía atrapar uno de esos malvados caballos que se comían el maíz.

Por la madrugada llegaron los animales, puntuales como siempre, y con mucha maestría pudo enlazar al más grande y más lindo de todos ellos. Comenzó a jalar la bestia, pero él cobraba soga y le atrincó en el tronco de un árbol, hasta que el cuadrúpedo se cansó.

Temeroso, Bandolero le explicaba, que era el caballo del Diablo y que no podía ver los claros del día. Que lo soltara, que podía prometerle que ningún otro vendría nunca más a comer del maizal.

Pero el hijo menor no aflojaba.

‒Suéltame, que cada vez que toques tres veces el tronco de este árbol y digas: «Ven, Bandolero, caballo mío». Yo vendré corriendo para lo que te pueda servir.  

Entonces, mirándole a los ojos confió en él, e hicieron un juramento. El caballo del Diablo salió casi volando.

El muchacho con la amanecida se fue para su casa y halló a sus hermanos haciendo el cuento de los équidos que saltaron y que no pudieron llegar a la terraza del palacio. Cuando el padre fue a ver el maizal lo halló intacto, prueba irrefutable de que su hijo menor no se había dormido. 

Al acabar el día:

‒Me voy a velar el maíz, papá.

En cuanto llegó al árbol lo tocó tres veces:


En medio de un gran resplandor apareció el caballo iluminando el monte. El hijo menor se montó en él y en cuanto estuvo encima se le cayeron los guiñapos de ropa y se vio con un vestuario de príncipe. Fueron al pueblo y al llegar a palacio, Bandolero dio un salto y cayó en medio de la terraza donde estaba la princesa sentada en su trono. 

El rey quiso cumplir lo prometido, pero el muchacho dijo:

‒No señor, tengo que venir dos veces más y después me casaré con su hija.  

Se retiró y al llegar al árbol Bandolero desapareció y los harapos volvieron. Al llegar al bohío halló a sus dos hermanos haciendo los cuentos de lo que había pasado.

‒Yo era el príncipe que saltó a la terraza del palacio del rey ‒confesó con humildad.

Y los hermanos se burlaron de él:

‒Cállate y no hables, basura. ¿Habrase visto mayor mentiroso? Y le abofetearon hasta que el padre intervino.

A la noche siguiente el hijo menor se fue al árbol y lo tocó tres veces:

Ven, Bandolero, caballo mío.

Y apareció atravesando el monte a toda carrera iluminado por la luna llena. Volvió a ocurrir lo mismo que la noche anterior, llegó, saltó a la terraza, y le dijo al rey:

‒Mañana volveré otra vez a saltar y entonces me casaré con la princesa.

Repitió a sus hermanos que él era el príncipe. Y le volvieron a golpear por embustero. El padre tuvo que defenderle otra vez.

A la tercera noche, llegó al árbol y lo tocó tres veces:

Ven, Bandolero, caballo mío.

Caballo y muchacho llegaron al palacio, saltaron y cayeron en medio de la terraza. Allí estaba el rey, la princesa y el juez que les casó. Y dijo al rey:

‒Quiero que usted mande a buscar a mi papá y a mis hermanos.

El monarca envió su carruaje con una escolta de soldados y cuando el padre lo vio venir a lo lejos, espantado balbuceaba:

‒Por algo vendrán. Seguro que ustedes han hecho algo malo en el pueblo y nos vienen a prender.

‒No, papá, nosotros no hemos hecho nada, solo hemos estado bebiendo y divirtiéndonos.

Arribó la calesa y se llevó a los tres. Temblaban creyendo que, igual que se corta con un afilado machete, la maleza y la caña de azúcar, a ellos les iban a chapear la vida. Al llegar a palacio, les hicieron subir hasta el trono y allí estaba el hijo menor como todo un príncipe, que cuando vio a su padre corrió a abrazarlo. Y dirigiéndose a sus hermanos, dijo:

‒Vagos, pendencieros, y borrachines, ahora van a trabajar como mulos en los establos.

Luego, se dirigió a su padre con gran cariño:

‒Usted, papá, tiene el palacio para ir a donde le plazca. No volverá a trabajar, ni a pasar hambre, pero a estos dos hay que darles un buen escarmiento. ¿No cree?

Y colorín, colorado…».

‒Cuéntamelo otra vez, abuelita.

‒Allá voy.

© Marieta Alonso Más


domingo, 19 de mayo de 2019

Liliana Delucchi: Un hada gigante



Falta poco. Por eso he venido a sentarme sobre nuestra maleta. Son todas muy parecidas y no quiero que se confundan. En ella llevo mi cuento y mi muñeca. El libro es el de Mamá Cabra y los Siete Cabritos, que la abuela me leía todas las noches. Es mi preferido y también el único que me regalaron. Aunque ella sabe muchas historias, ésa es la que más me gusta. Se quedó en el pueblo, dice que ya está muy vieja, y que con lo que le costó hablar castellano, no está para aprender otro idioma que suena tan raro. Aquí, en el barco, hay mucha gente que habla raro, pero he jugado con otros niños y aunque a veces no los entienda, me divertía igual. Ellos no saben de mis amigas las hadas, que veces se escondían entre las coles, mientras hubo coles, pero después vinieron esos hombres que se llevaron las hortalizas que cultivábamos. Mi padre ocultó algunas en el granero, y por suerte no las encontraron, así pudimos comer hasta que marchamos para el puerto. Nunca había visto tanta gente junta; se empujaban y mostraban papeles para subir al barco. “No te despegues de mí”, me había dicho papá. Y no me separé ni un momento. Ni de él ni de nuestra maleta, porque dentro llevo mi muñeca que es un hada. Me daba mucha pena la pobrecilla, allí encerrada, pero como es invisible, seguro que en algún momento se escapó para pasear por la cubierta.

Cuando nos separamos de los primos, lloré. Mamá me dijo que no lo hiciera, que ellos también emigrarían pronto. No sé qué quiere decir esa palabra, debe ser algo malo, porque hacía pucheros, pero yo le apreté la mano para que no tuviese miedo. Vamos a un país donde no te despiertan los aviones y donde la gente no corre para esconderse. Además, allí está el tío Julián, que le consiguió un trabajo a mi padre y que dice que podremos comer todos los días y varias veces al día.

Suena la sirena, estamos llegando y toda la gente se va para adelante. Yo no, no quiero separarme de mi maleta, además, si el hada que nos espera en el mar es tan grande como dicen, seguro que la veré desde aquí. Mamá me dijo que tiene una isla para ella sola, que me llevará a verla y que levanta una antorcha que es capaz de iluminar hasta la aldea. Entonces… quizás pueda ver a la abuela.


sábado, 18 de mayo de 2019

Feria del Libro: Boadilla del Monte



VIII Feria del Libro de Boadilla del Monte

Allí estaré 
en los jardines del Palacio del infante don Luis
el sábado 18 y domingo 19 de mayo
de 11:00 a 21:00 horas 

¿Me acompañas?

Palacio del infante don Luis - Boadilla del Monte


Paula de Vera García: ¿Qué me está pasando? (Vegeta y Bulma #5)








La habitación, tan conocida para él en los últimos dos meses, estaba en penumbra. Entre las sábanas de la gran cama, una silueta encogida parecía dormir. Vegeta tragó saliva y se dio la vuelta para irse. No tenía que haber ido…

–¿Vegeta?

«Oh, mierda».

Despacio, el Saiyan se giró para mirar a la silueta que, medio incorporada, lo encaraba con expresión somnolienta bajo la tenue luz procedente del pasillo.

–Me han dicho que estabas enferma –se escuchó decir, atónito–. Solo pasaba a ver cómo estabas.

En la tenue luz, Vegeta sintió su corazón volcar cuando Bulma sonrió a medias. «Maldita sea, tío… Maldita sea», rezongó de nuevo esa voz oscura en su alma. «Ni se te ocurra mencionarlo», le espetó su lado racional con acidez, haciendo que el primer ente se refugiase de nuevo en las sombras. ¿Cómo podía siquiera pasársele aquella opción por la cabeza?

–Eres un encanto, Vegeta –agradeció entonces Bulma, sacándolo de golpe de su negra reflexión–. Gracias.

Vegeta asintió antes de, con horror, ver cómo sus pies se movían hacia el interior del dormitorio como si tuvieran voluntad propia. Al cerrarse la puerta, ambos se quedaron casi a oscuras, pero Bulma se esforzó por incorporarse y sentarse con las rodillas flexionadas bajo las sábanas. El Saiyan se sentó en el borde de la cama, sintiendo que había perdido definitivamente la cabeza.

–Tu padre me ha dicho que no entrara, pero ya sabes lo mal que se me da acatar órdenes –bromeó sin querer, antes de poder refrenar su lengua.

Bulma lo observó con la cabeza ladeada.

–Bueno, yo siento haberte arruinado la diversión de esta noche –siguió bromeando ella, mientras sus miradas se cruzaban en la penumbra–. ¿Qué tal ha ido el día de entrenamiento?

Vegeta tragó saliva. Aquella situación se le estaba yendo de las manos y no era capaz de espabilar y largarse de allí dando un portazo. ¿Por qué?

–Bien, como siempre –replicó, distraído–. Te… ¿han dicho qué tienes?

Por el rabillo del ojo, apenas vio el movimiento de ella encogiéndose de hombros en un gesto de ignorancia.

–Aún no, pero mi padre dice que tendrá los resultados mañana –ambos se quedaron en un silencio incómodo, inseguros, antes de que Bulma volviera a hablar–. Oye, Vegeta…

–¿Qué?

Aquello estaba mal. Rematadamente mal. Tenía que irse antes de que…

–¿Te importaría…? –Bulma se echó los rizos hacia atrás, indecisa–. ¿...quedarte esta noche conmigo?

Vegeta se quedó congelado ante aquella petición, antes de girarse lentamente para escudriñar la penumbra que la ocultaba. Apenas podía verla y, por suerte, ella a él tampoco.

–Tsch –chasqueó la lengua, en un gesto típico de él–. ¿Qué pasa? ¿Me has visto cara de enfermera?

Lo quisiera o no, aquella ruda pregunta provocó que el tono de Bulma cambiase de golpe al hastío cuando pronunció:

–Oh, no hablas en serio.

Vegeta se cruzó de brazos.

–Claro que hablo en serio –se defendió, sintiendo un desagradable nudo en el estómago que le indicó que una pequeñísima parte de él sí quería quedarse–. No soy una cuidadora.

Bulma bufó con cierta indignación que Vegeta hacía tiempo que no escuchaba y le revolvió las tripas sin pretenderlo.

–Esto es increíble –rezongó ella, antes de encararlo en la oscuridad y apoyarle a tientas un dedo acusador en el hombro–. Pues para que lo sepas, yo sí soy una dama enferma y desvalida que necesita un poco de cariño –la joven retiró la mano y se cruzó de brazos, haciendo caso omiso a la posible reacción de Vegeta. El rostro del cual, si no había pasado por todos los colores posibles en menos de un minuto, le faltaba muy poco–. Pero, en fin, supongo que tendré que buscarme otro hombre más atento con el que divertirme a partir de ahora...

–Qué? –se escandalizó Vegeta, como por reflejo y antes de poder siquiera pararse a pensar lo que estaba haciendo. Y ante la falta de respuesta de Bulma, la increpó–. ¡Oye, eso no es justo!

Bulma apartó el rostro y alzó la nariz con aire ofendido, haciendo caso omiso de su enfado a propósito.

– Tú verás.

Vegeta apretó los dientes y los puños, conteniéndose por no hacer alguna tontería. Su interior se debatía entre el orgullo eterno, que abogaba por mandarla a paseo, y el fondo de su corazón, que lo único que deseaba era algo de comprensión. La parte, sin duda, que había terminado impulsando su relación con Bulma después de casi un año de convivencia en la misma casa. Sin quererlo, cuando Bulma se giró para tenderse en la cama de nuevo y un leve reflejo procedente del exterior iluminó su rostro, algo se agitó en el interior del Saiyan al verla tan pálida y desvalida. No quería pensar en que fuese amor, no era tan estúpido y no era algo que jamás se hubiese planteado como tal; solo se lo pasaban bien en la cama y flirteaban de vez en cuando a escondidas, pero nada más allá… ¿Verdad?

–Está bien –claudicó él al cabo de un rato, en el que su corazón ganó la batalla con cierto esfuerzo. Bulma se giró un poco, sorprendida, pero no dijo nada–. Me quedaré un rato contigo. Pero como mucho hasta el amanecer –advirtió él–. No quiero que me pillen aquí.

Bulma se volvió del todo y sonrió, tendiendo una mano para invitarlo a echarse sobre las sábanas. Vegeta aceptó con cautela y sin tocar sus dedos, aunque moviéndose casi como si en vez de una cama aquello fuera una arena movediza. Aprovechando que Bulma le había vuelto a dar la espalda, tras tumbarse, Vegeta se permitió relajar algo el rostro y enterrarlo contra la almohada, nervioso como pocas veces en su vida.

–Vegeta.

–¿Hm?

–¿Sabes de qué me estoy acordando?

El Saiyan puso los ojos en blanco. A ver con qué le salía ahora…

–¿De qué?

Bulma sonrió para sí, sin que él la viera.

–De cuando nos escapamos a las montañas del Este –Bulma acarició la sábana distraídamente–. Todavía recuerdo la cara de mi padre cuando volví sin los minerales que le había prometido encontrar. Creo que empezó a pensar que se me estaba yendo la cabeza –rio sin querer.

A su espalda retumbó entonces un sonido que Bulma no había escuchado nunca. Una risa corta, bronca, masculina e increíblemente atractiva, que pasó tan rápido como había venido.

–Es curioso –comentó ella, girándose unos milímetros.

–¿El qué? –replicó Vegeta con cierta sequedad, siendo consciente de que había cometido un desliz.

Bulma, por su parte, no se molestó por su tono y agregó, en cambio:
–Nada. Solo que… –dudó, pensando que quizá lo había soñado–... creo que es la primera vez que te oigo reír... Normal.

Él enarcó una ceja, intrigado.

–¿Normal?

–Sí, ya sabes –Bulma se giró del todo y le apretó un poco el entrecejo con el dedo–.  Sin estar enfadado con el mundo o querer aniquilarnos a todos.

Tras reponerse del estupor provocado por aquel comentario, sin quererlo, Vegeta se volvió a reír por lo bajo y sacudió la cabeza, incrédulo.

–Mira que eres rara, Bulma –le dijo sin acritud.

Ella hizo un mohín divertido.

–Raro tú –rio sin querer, mientras volvía a darle la espalda.

Los dos se quedaron entonces en silencio, con los ojos fijos en la penumbra, hasta que Vegeta musitó en voz muy baja, casi contra el pelo de Bulma:

–No estuvo mal esa escapada –al Saiyan lo aterró comprobar cómo aquella confesión le provocaba un extraño placer interior, antes de colocar una mano sobre la cintura de Bulma. Para bien o para mal, solo de recordar el tacto de su piel desnuda sus hormonas se disparaban sin remedio–. Aquella cueva fue un gran descubrimiento.
Bulma asintió despacio.

–Es un lugar que encontré cuando era muy pequeña y me perdí en una excursión –recordó ella, casi como para sí misma–. Siempre me gustó ir allí si necesitaba estar tranquila.

«Y lo ha compartido conmigo», pensó Vegeta, algo aterrado. «Y eso no ha alterado sus buenos recuerdos. ¿Es posible que…?»

«No», decidió. «No es el momento de entrar en ese camino». Aquello solo lo hacía porque Bulma estaba enferma y necesitaba un poco de compañía; pero al día siguiente, o cuando ella se encontrase mejor, todo volvería a la normalidad.

–Bulma.

–¿Hm? –repuso ella, ya empezando a entrar en el mundo de los sueños.

Vegeta dudó un instante.

–Buenas noches.

De espaldas a él y con los ojos cerrados, la muchacha sonrió.

–Buenas noches, Vegeta.

Unas horas después, cerca del amanecer, el Dr. Brief subió a ver a su hija. No quería creer en los resultados que habían arrojado los análisis, sobre todo sospechando quién más podría estar implicado, pero ahí estaban. Bulma esperaba un bebé y el científico no estaba seguro de si ella era consciente de este hecho o no; en realidad, no lo creía probable. ¿Cómo se tomaría la noticia? ¿Y el padre? ¿Qué ocurriría a partir de aquel momento?

Sin embargo, cuando llegó a la habitación y abrió la puerta con cuidado, parte de sus dudas desaparecieron al ver las dos siluetas que dormían abrazadas; una sobre las sábanas, otra bajo ellas. Pero, sabiendo cómo era el carácter del futuro padre de la criatura, mientras el sol comenzaba a asomar por el horizonte, el Dr. Brief rezó más que nunca porque sus peores predicciones no se cumplieran.
No si la felicidad de su querida y única hija dependía de ello.

(Imagen: Pinterest. Inspiración: Dragon Ball Kai)

© Paula de Vera García